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Primeur | 21 Septembre, 2007 09:14
Téléphonie
De Madacom à Zain : le profil malgache ne correspond pas à celui des africains
Celtel Madagascar couvrira le sol malgache sous une nouvelle couleur. Le rebranding de la compagnie, sous un nouvel enseigne, est prévu dans les prochains mois. Son agence de communication traditionnel se chargera de tout le processus.
Pourquoi ?
Le conseil d’administration du groupe Koweitien, maison mère de la société Celtel a en effet estimé qu’il serait plus facile de percer le marché malgache sous ce nouvel enseigne « ZAIN » mais aussi et surtout de détacher le groupe à l’enseigne africain de Celtel.
L’équipe dirigeante s’est rendue compte que l’ingrédient africain Celtel n’était pas adapté à la culture malgache et qu’il serait temps de rattacher Madagascar à la branche asiatique.
Face à l’expansion progressive des concurrents du secteur, Celtel se trouve dans l’obligation de trouver de nouvelle formule.
Sikajy Andrianina
Primeur | 13 Août, 2007 17:28
Fin d’une série noire : Natacha retrouve la liberté, l’associé de Riaz jeté en prison !
Un ouf de soulagement ! La cour d'appel d'Antananarivo a décidé de remettre en liberté Natacha Barday, une française établie à Madagascar qui avait été emprisonnée pour son rôle présumé dans une tentative d'assassinat.
La chambre de détention de la cour d'appel de la capitale malgache n'a pas astreint Natacha Barday à un contrôle judiciaire, ce qui la rend libre de ses mouvements. Il se peut qu’elle rejoigne sa famille retournée en France, il y a quelques mois.
Les événements qui se sont succédé ces dernières semaines annoncent un nouvel espoir pour la famille Barday. L’associé de Riaz Barday – ce dernier a été expulsé fin 2006 par les autorités malgaches, sans motifs valables – Jean Pierre Condet a enfin été atteint par la trappe de la justice, la vraie.
L’affaire remonte en effet en 2005 où deux associés chargés de la gestion de l’hôtel de luxe Nosy Iranja entrent en conflit. Condet bénéficie du soutien des autorités locales et arrive ainsi à monter de toutes pièces une série noire tirée à l’encontre de la famille Barday.
Mais depuis que le régime Ravalomanana a lâché un de ses pions – le sénateur, accusé actuellement de trafic d’influence sur cette affaire Nosy Iranja – les donnes ont complètement changé. La vérité éclate au grand dam des associés de Riaz (Condet et Dailly) et des responsables de la justice de Nosy be ainsi que le autorités locales qui ont voilà maintenant deux ans, couvert l’injustice dont la famille Barday a été victime.
Du côté de la famille Barday, l’on annonce la fin d’une série noire.
Pour rappel, Natacha Picard-Barday, 33 ans, installée à Madagascar depuis 13 ans et épouse de Riaz, a été emprisonnée le 21 mai à la prison d'Antanimora pour son rôle présumé dans une tentative d'assassinat d'un ancien associé de son mari.
Sikajy Andrianina
Primeur | 16 Juillet, 2007 16:01
Primeur | 04 Juillet, 2007 07:01
Communication : notre collègue Erick Rabemananoro promu à la Banque Mondiale
Le responsable de la communication de la Banque mondiale à Antananarivo, Jocelyn Rafidinarivo, ex-diplomate à l'ambassade malgache de Washington et ancien secrétaire général du ministère de l'économie et des finances (1997-2002), va prendre sa retraite à la mi-juillet. Il devrait être remplacé par Eric Rabemananoro, actuellement responsable de communication de la compagnie Air Madagascar. Ce dernier est un ex-journaliste du quotidien Madagascar Tribune et un ancien responsable de la communication de l'antenne malgache du PNUD. C'est vraisemblablement son adjointe, Pascale Rakotomavo, fille cadette de l'ex-premier ministre Pascal Rakotomavo, qui assurera son remplacement par intérim à Air Madagascar. La communication de l'entreprise restera en effet sous la responsabilité du directeur général d'Air Madagascar, Ulrich Link, et ne sera pas récupérée par le département commercial de la compagnie dirigé par Olivia Madhow Rasoamanarivo.
Primeur | 02 Juillet, 2007 16:16
| Plus que jamais destination Guangzhou | ||
Le directeur général d'Air Madagascar, Ulrich Link, a contacté La Lettre de l'Océan Indien, la semaine passée, pour apporter plusieurs précisions suite à l'alerte e-mail adressée le 19 juin aux abonnés sous le titre "Destination Guangzhou". Link a chargé le chef du département communication de la compagnie aérienne, Erick Rabemananoro, de nous adresser un e-mail le 26 juin indiquant que l'étude pour l'ouverture d'une ligne sur Guangzhou avait "débuté depuis plus de six mois au sein de la compagnie", soit avant que le président Marc Ravalomanana ne se rende à Shanghaï. Lu sur LOI | ||
Primeur | 02 Juillet, 2007 10:54
Madagascar : Natacha Barday sort de prison
Sous pression des autorités françaises, Natacha Picard-Barday, emprisonnée depuis 6 semaines à Madagascar a été hospitalisée depuis vendredi dernier. Éprouvée par ses conditions de détention, elle reprend des forces.
Un premier soulagement pour la famille de Natacha Picard-Barday. “Elle a pu enfin prendre une douche depuis 6 semaines”, se satisfait son mari, Riaz Barday. Il est surtout rassuré sur l’état de santé de son épouse. Hospitalisée depuis vendredi soir, 20 heures, dans un hôpital public, Natacha Picard-Barday se remet de 6 semaines d’enfer : 15 personnes dans 18 m2, partager un lit avec deux autres détenues, des rations de nourriture frugales... Des conditions de détention dignes des oubliettes médiévales. Les examens médicaux sont rassurants. Suite à son malaise de mardi, le quai d’Orsay était intervenu auprès des autorités malgaches pour réclamer son hospitalisation. La pression s’est accentuée vendredi lorsque les ministères français de la Justice et de la Santé ont conjoint leurs efforts. Le médecin détaché à l’ambassade de France a même été dépêché auprès de Natacha.
NOUVELLE PROCÉDURE
Pour autant Riaz Barday ne satisfait pas seulement de cette première victoire. Le cœur du problème est encore loin d’être résolu. Les procédures judiciaires à l’encontre de sa femme, accusée de complicité de tentative d’assassinat sur l’ex-associé de son mari sont toujours en cours. “Nous n’avons aucune visibilité sur ce qui va se passer dans les prochains temps”, confie Riaz Barday. La famille, par la voie de leur avocat, a fait appel du refus de la procureure de relâcher Natacha. “L’affaire sera jugée de manière collégiale par trois personnes et non plus par la seule procureure”. Ce qui représente un moindre risque de corruption et donc de partialité dans un dossier qualifié de “vide” par l’avocat de la famille Barday, Me Philippe Gumery (voir nos éditions précédentes). Une nouvelle pointe d’espoir. Quant à un éventuel retour de Natacha en prison, son mari répond, inquiet : “On fera tout pour éviter cela et la garder à l’hôpital”. La mobilisation dans la presse et auprès des autorités semblent enfin payée pour la famille, soulagée de l’intérêt du sort de Natacha. Mais le combat n’est pas encore terminé, tant que Natacha n’est pas libérée officiellement et relaxée des accusations.
Guillaume Bernardeau (Journal de l’île de La Réunion)
Lu sur Journal de l'île de La Réunion
Primeur | 02 Juillet, 2007 10:50
Le gouverneur de la Banque centrale de Madagascar (BCM) se sent menacé, y compris physiquement, depuis qu'il a pris l'initiative de faire une vérification de routine des avoirs dans les chambres fortes des agences locales de la BCM. Cela a permis de découvrir à Manakara (LOI nº1214) ainsi que dans d'autres agences du pays des détournements d'or et de numéraires. Cette affaire pourrait déboucher sur un gros scandale politico-financier. En effet, la pratique "de se servir" dans les coffres de la BCM existe depuis les années 90. Des hommes d'influence ou des hommes d'affaires exerçant dans les régions impliquées en ont bénéficié. Toute la côte Est de Madagascar est concernée par cette affaire. Des hommes d'affaires sont en fuite, d'autres recherchés ou déjà en prison, en province et à Antananarivo. Le ménage commence à être fait à la BCM dont plusieurs agents sont déjà suspendus ou en prison. Et un mandat d'arrêt international a même été lancé contre certains autres.
Lu sur LOI
Primeur | 27 Juin, 2007 09:28
Natacha Barday : Le Quai d'Orsay intervient en faveur d'une Française détenue à Madagascar
Le Quai d'Orsay a demandé officiellement vendredi dernier au gouvernement malgache d'hospitaliser une Française détenue depuis un mois à Madagascar où elle est accusée d'avoir commandité la tentative d'assassinat d'un compatriote, a indiqué lundi son avocat, Me Philippe Gumery, à l'Associated Press.
Le père et le mari de Natacha Barday, reçus jeudi dernier avec leur avocat par le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, avaient saisi la diplomatie française de cette demande.
"Il faut à tout prix qu'elle sorte. Si les autorités politiques françaises ne se manifestent pas vis-à-vis de leurs homologues malgaches, elle risque de rester longtemps en prison", souligne Me Gumery. "Elle est victime d'une machination montée contre son mari", assure-t-il. La justice malgache soupçonne Natacha Barday d'être à l'origine de la tentative d'assassinat dont a été victime l'homme d'affaires français Gilbert Dailly, un ex-associé de son mari, Riaz Barday.
L'association entre les deux hommes pour la reprise d'un hôtel de luxe à Nosy Be a tourné court, et au litige commercial. Riaz Barday a été expulsé mi-décembre 2006 de Madagascar.
Le 11 avril, Gilbert Dailly, installé à l'arrière de sa voiture conduite par son chauffeur, essuie deux coups de feu sans être atteint. Il porte plainte et désigne un collaborateur de Riaz Barday comme étant le probable auteur des coups de feu.
Le 21 mai, Natacha Barday est interpellée, son portable ayant reçu avant et après la tentative d'assassinat deux appels de l'employé de son mari. "Pour la police, si l'exécutant supposé connaît ma cliente, cela veut dire qu'elle est le commanditaire", s'emporte Me Gumery, assurant que le "dossier est vide".
Mère de deux enfants de quatre et sept ans, Natacha Barday est incarcérée à la prison pour femmes d'Antananarivo, dans une cellule de 18m2 où s'entassent une cinquantaine de personnes.
Sa défense a pu prouver, grâce aux relevés de localisation téléphonique, que le tireur désigné se trouvait à plus d'une vingtaine de kilomètres du lieu de l'agression.
La justice malgache a refusé à trois reprises les demandes de remise en liberté de Mme Barday, comme son transfert à l'hôpital.
Article diffusé par l'Associated Press
Lu sur Nouvel Observateur
Primeur | 19 Juin, 2007 17:35
Transport aérien : Ravalomanana s’offre un luxe derrière notre dos, révélation à la suite de sa mission à Shangaï
Le président Marc Ravalomanana souhaite la création d'une liaison aérienne directe entre Antananarivo et Gouangzhou, la ville chinoise où vont s'approvisionner les importateurs malgaches dont Magro, la société de grande distribution appartenant au chef de l'Etat. A son retour du récent voyage qu'il a effectué à Shanghaï pour assister à une réunion de la Banque africaine de développement (BAD), Ravalomanana a demandé à Air Madagascar de faire une étude de marché sur la desserte de cette ville chinoise.
La compagnie aérienne malgache cherche maintenant des consultants extérieurs à la société pour réaliser ladite étude. Mais dans l'ensemble, ses responsables voient plus d'inconvénients que d'avantages dans ce projet. Air Madagascar a déjà du mal à remplir ses vols aller-retour Antananarivo-Bangkok et à rentabiliser cette ligne. En outre, des membres du conseil d'administration d'Air Madagascar ont averti le chef de l'Etat qu'avec l'ouverture d'une ligne directe avec la Chine, les importateurs malgaches risquaient de se faire doubler par des Chinois sur ce créneau d'import-export.
Lu sur LOI
Primeur | 19 Juin, 2007 17:32
Affaire Natacha Barday : de la manipulation dans l’air ?
Avis aux journalistes : il y a de la manipulation dans l'air, le lobbying français oblige. Ce dossier est parti du litige qui opposait Riaz Barday à Pierre Condet (son associé) dans la gestion de Nosy Iranja (île paradisiaque au large de Nosy Be). On parlait en cette période d’une affaire de grande corruption qui impliquerait même un ancien ministre (du tourisme), un sénateur (un ténor du parti présidentiel) et des autorités communales.
L’affaire a dégénéré, et c’est pour la première fois qu’on aperçoit dans la presse le nom de Gilbert Dailly : un véritable négociateur, ayant des relations privilégiées en très haut lieu et avec les bailleurs de fonds. Il faut reconnaître que cette affaire ne relève pas du simple litige qui opposerait ces français, qui s’enrichissent derrière notre dos, mais peut révéler bien des surprises.
L’objectivité des informations diffusées dans la presse française reste à vérifier. D’ailleurs, nous avons ici un correspondant du journal Libération qui n’osait pas entrer dans ce jeu, qui pourrait mettre en péril sa personne.
Sans parti pris, les journalistes malgaches sont appelés à creuser avec objectivité ce dossier au risque de ternir l’image de notre pays.
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
Primeur | 13 Juin, 2007 15:07
Madagascar – Sexualité
Des recherches montrent que les Malgacehs aiment le sexe
Les Septièmes Journées Scientifiques du réseau démographie de l'AUF se dérouleront du 19 au 22 juin 2007, à Québec. Elles ont pour thème « Mémoires et démographies » et ces journées s'orienteront autour de 10 thématiques: l'entrée en vie adulte, la fécondité, les transitions démographiques, les migrations et les enjeux identitaires, les aspects méthodologiques et la collecte, les recensements en Afrique, la santé des populations, etc.). Parmi les communications qui vont être présentées, deux concerneront Madagascar. La première s'intitule L’interaction population-foncier à travers le peuplement d'un village des Hautes Terres de Madagascar, par Mustapha Omrane (Université Paris V). La seconde, présentée par Clotilde Binet (Université Paris X) et Bénédicte Gastineau (IRD – LPED) pose la question des sources littéraires du 17e au 19e siècle comme sources d'informations pour l'étude des comportements reproductifs à Madagascar en période préstatistique.
Ci-après un extrait de la communication qui sera présentée à Québec et qui montre également que les Malgaches aiment le sexe
La sexualité : un sujet récurrent
L’un des sujets récurrents dans les chapitres consacrés aux « moeurs » des populations malgaches dans les récits des voyageurs du 17ème au 20ème siècles est la précocité des relations sexuelles et la grande liberté sexuelle des hommes et des femmes. La liberté sexuelle « a toujours fait l’étonnement de tous les voyageurs » (Chevalier, 1852). Les auteurs – dès Flacourt (1658) – décrivent notamment la sexualité prémaritale avec des interprétations diverses. Flacourt (1658) y voit une forme de prostitution :
« Autant que d’être mariée, elles feioüent tant qu’elles veullent , & fe proftituent à tous venans pourueu qu’ils payent, & fi un homme a manqué à les payer elles vont effrontement luy ofter fa pagne fans qu’il ofe fe deffendre : mais il tafche auffi-toft d’appaifer celle qui luy demande le payement, de peur de receuoir affront ; A infi c’eft la couftume de ce païs, que la simple fornication, entre eux qui ne font pas mariez, n’eft pointpeché enuers Dieu ny enuers hommes. »
D'autres, parmi lesquels Lacaille (1848), présentent cette liberté sexuelle des hommes et des femmes et surtout celles des adolescents comme une nécessité naturelle de ces peuples encore « à l’état de nature » : « Quant aux moeurs, il faut dire que ces peuples vivent complètement à l’état de nature, usant avec insouciance de tout ce qu’elle a mis à leur disposition. La chasteté des filles y est inconnue, sauf chez quelques filles de chefs qui font exception à cette règle. Dès qu’elles sont nubiles, elles usent amplement de leurs faveurs en les prodiguant au premier venu, surtout aux blancs ; elles vivent dans cet état de liberté jusqu’à ce qu’elles se marient, c’est-à-dire s’engagent à vivre avec l’homme qui leur convient. » .
La question est alors pour les voyageurs, notamment les missionnaires, de savoir si la religion et la morale peuvent changer ces comportements. Le Docteur Lacaze (1881) raconte une « expérience » tentée par les Pères et destinée à vérifier si cet « état de nature » peut être ou non modifié :
« L’organisation physique de ces peuples permet-elle la vie régulière et morale qu’on peut établir dans d’autres régions ? La question ne peut résoudre par le raisonnement et les appréciations seules de la morale. Les Pères, dans le but de prendre le Malgache avant qu’il ait usé des principes de la vie de son pays, ont établi à la Réunion une maison d’éducation où ils reçoivent des enfants malgaches des deux sexes. Cet établissement appelé la Ressource, est situé dans une région élevée, bien aérée et en contient un certain nombre depuis plusieurs années. Ces malgaches arrivent à l’âge de huit ans, dix ans. Quand ils ont atteint l’âge de vingt ans ou à peu près, on les retourne dans leur pays après leur avoir donné l’instruction religieuse et un métier – Eh bien, on remarque que ces enfants supportent difficilement cette vie régulière. La femme, nubile à 12 ans, meurt souvent phtisique si, à cette âge, on la tient enfermée et si on ne
lui permet pas les rapports sexuels. »
Primeur | 13 Juin, 2007 14:51
Madagascar – Affaire Sylvain Urfer
Lettre intégrale de Sylvain Urfer au lendemain de son départ
A la demande de plusieurs, il m’a semblé utile de faire le point sur les événements qui ont entouré mon expulsion de Madagascar. Je vous en communique l’essentiel.
Un bref rappel des faits
Le mercredi 09 mai 2007 à 17 h 30, deux policiers en civil sont venus au Centre Foi et Justice d’Andefanambohijanahary pour contrôler ma carte de séjour. Porteurs d’une carte de police en règle, ils disaient être chargés de vérifier les cartes de séjour de tous les étrangers….
Le lendemain jeudi, peu après 8 heures, deux autres policiers m’apportent une convocation, « dès réception », au ministère de l’Intérieur. Là, j’attends une bonne heure avant d’être reçu par le Commissaire Randrianarison Fanomezantsoa qui me signifie mon expulsion dans les 48 heures : charge à moi de me procurer un billet (« aller simple ») et d’obtenir de mon Supérieur l’engagement écrit que je serai à l’aéroport pour le départ. Il me montre une lettre signée du Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, dont je n’obtiens pas copie, et me fit signer le procès-verbal de notification : « l’intéressé est frappé d’une annulation de visa de séjour assortie d’interdiction d’entrée »
Rentré chez moi, j’avertis les responsables : l’Archevêque d’Antananarivo, alors à Ambanja, sur la messagerie de son portable, et mon Provincial jésuite qui se charge d’informer le Nonce et le Président de la Conférence épiscopale de Madagascar, tandis que son assistant, le Père
A midi, toujours flanqué des deux gardes du corps au demeurant fort sympathiques, je vais à pied, à travers le marché de Mahamasina, déjeuner à ma communauté de
Revenu à mon domicile, je suis assailli de coups de téléphones, et les visites se succèdent jusqu’à dix heures du soir : amis, confrères, parents, anciens paroissiens d’Anosibe, prêtres, religieux et religieuses, journalistes, hommes politiques, diplomates…
Vendredi matin, les appels téléphoniques et les visites se poursuivent, au même rythme. Je m’efforce de trier les bagages à emporter, et, avec
Au ministère, où je me rends avec mes deux valises à 17 heures, changement de discours : il me faut partir de suite pour Ivato. Comme je n’avais pas pris mon bagage à main, le Commissaire me donne, à contrecœur, une demi-heure pour ce faire ; mais pas question de prendre une douche ! Par contre, je réussis à le dissuader de m’affubler d’un gilet pare-balle, en lui expliquant que je ne me connaissais pas d’ennemi dans le pays. A 18 heures, quatre policiers m’embarquent dans une voiture brinquebalante qui arrive à l’aéroport à 18 heures. Je reste confiné dans la zone sous douane, sans manger ni boire (un policier compatissant ira m’acheter une bouteille d’eau), jusqu’à l’embarquement et au décollage de 0 h 50.
Dans l’aérogare, s’étaient réunis autour de Mr Odon Razanakolona, me dit-on, plusieurs centaines de personnes, des prêtres, religieux et religieuses, des amis, une délégation d’Anosibe (et pas mal de policiers en civil). Ils demandent de pouvoir me saluer, la police le leur refuse. Pour ma part, je demande à voir le responsable, et lui indique qu’au Ministère, on m’avait promis que je pourrais dire au revoir à mes amis. Réponse du Commissaire Tody Ialison Berthin, adjoint du Chef de Service Central de la Police de l’Air et des Frontières : « Ici, c’est moi qui commande, et j’obéis aux ordres de mon supérieur, le Premier Ministre. Vous allez vous asseoir tout de suite, ou je vous fais enfermer dans la salle d’isolement » ! Le vol fut paisible, et l’accueil en France très chaleureux…
Essai d’interprétation
Dès le moment de la notification de mon expulsion, la question n’a cessé de me tarauder : pourquoi ? Les commentaires n’ont pas manqué, de la part d’anonymes ou d’inconnus, comme de la part des plus hautes autorités du pays. Parallèlement, je me suis expliqué à de nombreuses reprises avec les amis ou avec les journalistes. Ici, sans vouloir verser dans la polémique, je reviendrai sur des points faciles à vérifier, qu’il serait malvenu de nier ou de déformer, et tenterai quelques conclusions encore provisoires.
Un premier élément, le plus visible, est sans doute mon appartenance au SeFaFi, l’Observatoire de la vie publique. Association qui œuvre en faveur de la bonne gouvernance et d’un Etat de droit, elle dénonce notamment ce qui, dans l’exercice du pouvoir, s’oppose au droit qui régit le pays. Ces analyses ont certainement indisposé les autorités, et je suis le seul étranger, donc le plus vulnérable, dans un groupe qui m’a accepté pour ce que j’étais dès la création du SeFaFi.
Un deuxième élément peut provenir de mon appartenance à l’Eglise catholique, et au travail que j’y mène, notamment sur le plan intellectuel (enseignement, publications, etc.). Le retour récent de l’Eglise à une plus nette neutralité vis-à-vis du régime, ainsi que les critiques des Evêques et de
Un troisième élément doit tenir à ma manière d’être et de m’exprimer. Je ne suis pas un adepte de la langue de bois, et mon langage direct a souvent indisposé. C’est pourquoi je m’étais abstenu de prendre publiquement position en matière politique depuis plusieurs années, me limitant en de rares occasions à des considérations religieuses et juridiques.
Dernier élément : peut entrer en ligne de compte aussi la fragilisation accélérée du régime depuis le début de cette année. Plusieurs raisons y ont contribué : les problèmes récurrents de délestage par la JIRAMA, surtout en province, les conditions de la tenue du référendum constitutionnel, les manifestions des étudiants et leur répression à Antsiranana et à Toliara, etc. La fragilisation d’un pouvoir engendre mécaniquement son durcissement à l’égard de tout ce qui est perçu comme relevant de l’opposition.
Pendant ce temps, s’est organisée une campagne de dénigrement à mon égard, dans les médias et tout particulièrement sur quelques sites Internet qui vont jusqu’à m’accuser de pédophilie ! Des accusations d’une telle gravité ne sont pas à prendre à la légère, et relèvent de la diffamation publique. Pour le reste, le dénigrement est de bonne guerre, surtout si on ne veut pas faire connaître les véritables raisons de mon expulsion.
Les reproches les plus couramment entendus sont ceux qu’a exprimés le Cardinal Razafindratandra dont on connaît l’étroite proximité avec le Chef de l’Etat. Les journaux du 15 mai en ont rendu compte ainsi : « Lors de la célébration de la fête nationale sénégalaise, ce cardinal a déclaré que
Une prétendue expulsion de Tanzanie
L’Express du mardi 15 mai affiche en grand titre de première page : « Ravalomanana accable Urfer ». Le Président y indique que « l’intéressé avait déjà été expulsé de la Tanzanie avant sa venue à Madagascar ». Le problème est que cette affirmation est totalement fausse : il faut en conclure, hélas, que le Président est mal informé. Mais lorsque certains de ses conseillers ont à recours au mensonge et à la calomnie, et que le Président qu’il répète publiquement leurs dires, c’est lui qui est accusé de mensonge et de calomnie…
Il est facile de prouver l’erreur et de détecter la mauvaise foi. Je suis devenu résident de Madagascar en 1974, au terme de mes études de théologie à Lyon. J’avais déjà fait, depuis 1968, plusieurs séjours en Tanzanie, et publié deux livres sur ce pays dont j’appréciais autant la personne du Président Nyerere que la ligne politique qu’il s’efforçait de mettre en oeuvre : Ujamaa, Espoir du socialisme africain en Tanzanie (Aubier-Montaigne, 1971) et
J’en conclus que ceux qui ont fait croire au Président Ravalomanana que j’ai été expulsé de Tanzanie sont des ignorants, ou de fieffés menteurs. S’ils ne me croient toujours pas, qu’ils me paient un billet d’avion pour Dar es Salam ou tout autre lieu de Tanzanie : je me ferai un plaisir de les rencontrer dans un pays dont je garde le meilleur souvenir, et dont je n’ai jamais été expulsé ! En attendant, je regrette vivement que des responsables politiques malgaches en soient arrivés au point de justifier l’arbitraire par le mensonge.
Une prétendue opposition aux chantiers d’Anosibe
Le second grief fait par le président Ravalomanana, d’après L’Express du 19 mai, est que je me serais « opposé à la réhabilitation de la route à Anosibe ». Une accusation des plus étranges, je l’avoue. Par chance, il reste de solides traces écrites (verba volent, scripta manent, disaient déjà les Anciens) des événements de cette période, dans mon livre Le doux et l’amer (Tantely amam-bahona)[1]. Le lecteur pourra vérifier si la paroisse et son curé étaient opposés ou non à une réhabilitation qu’ils appelaient de leurs vœux depuis des années !
Du premier chantier, la rénovation du marché d’Anosibe engagée en 2001, voici ce que j’écrivais alors : « La Banque mondiale[2] souhaitait aussi que les responsables de la paroisse catholique d’Anosibe soient partie prenante dans la réalisation du projet. Plusieurs raisons à cela : la réputation frondeuse d’Anosibe et la crainte d’avoir à affronter ses marchands, mais aussi la prise en compte de ce que l’ADA[3] avait déjà réalisé dans le quartier et du climat de confiance qui existait entre la population et la paroisse.
Une entrevue avec le maire a permis de définir l’esprit et les termes de cette participation de l’ADA, dans le cadre d’une structure de concertation localisée dans une salle paroissiale. Ainsi fut créé le CDMA (Comité de Développement du Marché d’Anosibe), officialisé par un arrêté municipal le 17 juin 2001 et composé de 11 membres représentant la Commune, les marchands, les collectivités locales riveraines, le Bureau d’Etudes et d’Architecture, la future entreprise en charge des travaux, et l’ADA, sous la responsabilité de l’AGETIPA (Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêts Publics)[4] ».
Quant au second chantier, la rénovation de la RN 1, il n’a pas donné lieu à la mise en place d’un équivalent du CDMA, mais j’ai souvent participé, au nom de l’ADA, à des réunions organisées par
Les difficultés commencèrent à poindre avec l’arrivée à la tête de la mairie du PDS
Par contre, il est question aujourd’hui que l‘AFD réalise enfin ce programme social, ce qui ne manquera pas d’améliorer les conditions de vie d’une population qui en a le plus grand besoin. Et je serai le premier à m’en réjouir, d’autant que l’ADA a acheté dans la zone concernée, avec l’aide de la coopération française, de grandes parcelles qu’il restera à aménager en terrain de foot/rugby…
Les lecteurs intéressés trouveront de plus amples détails dans Le doux et l’amer. Il suffira de citer ici cet extrait d’une lettre ouverte au PDS d’Antananarivo, du 16 juin 2003 : « Que le marché d’Anosibe se fasse et que la RN 1 y soit réhabilitée, personne n’en doute (…) Mais ces chantiers ne deviendront facteurs de changement que s’ils rencontrent l’adhésion de la population concernée. Il m’avait été demandé, lors d’une réunion que vous présidiez à Tsimbazaza, que la paroisse s’implique pour que la population respecte les nouvelles infrastructures. A quoi j’avais objecté qu’une infrastructure est respectée pour autant qu’elle correspond aux besoins de la population, ce qui implique information, consultation et participation. Il n’y en a pas eu, sauf au sein du CDMA que vous avez dissous[6] ».
Attaques personnelles
Je n’insisterai pas sur les sordides attaques personnelles dont j’ai fait l’objet sur Internet ou ailleurs, après mon expulsion, la plus relevée ne parlant pas moins que de pédophilie ! Il faut bien sacrifier à la mode, et « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage » !
Plus surprenante est la thèse développée en privé par des personnages officiels : j’aurais été expulsé par bonté d’âme des dirigeants, qui m’ont ainsi évité un procès sur la base d’un dossier en cours de constitution et qui aurait pu me mener jusqu’au tribunal et à
Mises à part les deux accusations portées par le Président de la République, et qui peuvent s’expliquer par le caractère fallacieux des informations qu’on lui a communiquées, je ne vois aucune « affaire » qui puisse m’être reprochée : pas d’accès à l’argent public, des subventions à l’ADA utilisées et justifiées, des comptes de paroisse proclamés et affichés. A moins que cette thèse ne soit un autre moyen d’embrouiller les pistes, tout en se donnant bonne conscience ?
Ceci dit, il est plus que probable que le fin mot de cette histoire ne sera jamais connu. Mais cette incertitude ne dispense pas d’éliminer certaines hypothèses, de contredire la diffamation et de faire taire les dérapages les plus sordides. Sachant que d’aucuns sont insensibles à toute argumentation qui troublerait leurs préjugés, je remercie tous les autres, qui cherchent à savoir et à comprendre en toute bonne foi.
Colmar, 20
[1] Editions Foi et Justice, 2003, pages 127 à 171.
[2] Qui financera le projet. Note de l’auteur.
[3] Association pour le Développement d’Anosibe, créée par la paroisse pour contribuer à améliorer les conditions de vie du quartier. Note de l’auteur.
[4] Op. cit. page 144.
[5] Op. cit. page 165.
[6] Op. cit. page 170-171.
Primeur | 13 Juin, 2007 14:47
Madagascar – Ministère des Mines
Un nouveau SG qui gêne ?
Le nouveau secrétaire général du ministère des mines n'est pas issu du sérail des hauts fonctionnaires de ce ministère. Patrick Dany Razakamananifidy a présenté sa candidature à ce poste comme une quarantaine d'autres postulants parmi lesquels ne figurait pas le secrétaire général sortant, Hugues Rajaonson, cousin de l'inspecteur général des armées, le général Rajaonson. Razakamananifidy est encore un inconnu des personnels du ministère, mais pas du président Marc Ravalomanana. En effet, il était directeur du National Leadership Institute, créé à l'initiative du chef de l'Etat l'an dernier et hébergé au palais d'Iavoloha. Polyglotte (malgache, français, anglais), Razakamananifidy a déjà mis le pied à l'étrier en discutant du développement minier de Fort Dauphin avec plusieurs interlocuteurs.
Lu dans LOI
Primeur | 13 Juin, 2007 14:40
Madagascar – Ministère des Transports
Nomination soutenue par les services de la présidence ?
Le ministre malgache des transports, Laporte Ravelonarivo, vient d'opérer plusieurs changements parmi les hauts fonctionnaires de son ministère. Le nouveau directeur général des transports est un Betsileo, originaire de Fianarantsoa, Thierry Noël Zafimahita, surnommé "le commandant". Sa nomination a été soutenue par les services de la présidence, alors même qu'il était en compétition pour ce poste avec un conseiller technique du ministère des transports, Hery Zo Rakotondrainibe.
Lu dans LOI
Primeur | 13 Juin, 2007 14:34
Banque Mondiale à Madagascar
Même les chauffeurs en stage à Johannesburg ?
Le staff de la Banque mondiale à Madagascar (chauffeurs compris) a effectué depuis le 9 juin dernier une "visite de travail" en Afrique du Sud. Ils assisteront à un "séminaire de cohésion" à Johannesburg pour faire connaissance avec les employés de la Banque mondiale en Afrique du Sud et dans les autres pays de la région, lesquels seront également présents. Des séances de travail sont prévues avec Ritva Reinikka, la directrice des opérations de la Banque pour Madagascar, l'Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho et la Namibie. Il sera aussi question de la nouvelle orientation de la Banque après la démission de son président Paul Wolfowitz. Pour les responsables de la Banque à Antananarivo, il ne s'agit donc pas d'un voyage d'agrément.
Le chef de mission de la Banque à Antananarivo, Robert Black, sera accompagné à Joburg par Henri Rabarijhohn, représentant de la Société financière internationale (SFI) qui se trouvait à Fort Dauphin du 5 au 8 juin pour suivre le projet QMM et l'avancée du nouveau port d'Ehoala, dont la pose de la première pierre est prévue le 22 juin par le président Marc Ravalomanana. D'autres "cadres" de la Banque feront le déplacement en Afrique du Sud, tels Josiane Raveloarison (responsable du secteur privé), Jocelyn Rafidinarivo (conseiller en communication) et Voahirana Rakotoarinjara (documentaliste).
Primeur | 21 Mars, 2007 15:30
Médias
La formule payante de « La Gazette de la Grande île », mal accueillie par les internautes
La nouvelle formule payante de « La Gazette DGI » sur le net a été mal accueillie par les internautes. Fonctionnelle voilà maintenant quelques semaines, la nouvelle formule n’aurait pas répondu aux attentes de leurs concepteurs. Le nombre de visiteurs d’ailleurs et de Madagascar aurait de manière fulgurante chuté au cours de ces dernières semaines. Et la diaspora malgache, installée en France, se serait tournée vers d’autres supports. Remarque a été fait que le nombre des visiteurs de Madagascar Tribune a en contrepartie nettement augmenté. On aurait tendance à croire que la diaspora est beaucoup plus favorable aux journaux taxés « à tort ou à raison » d’opposition.
Auparavant, la Gazette DGI comptait environ un millier de visiteurs par jour, mais depuis l’application de cette nouvelle formule, on n’en compte plus que sur les doigts. La Gazette DGI compte parmi les journaux les plus appréciés par la diaspora malgache de France. Elle y trouve des informations d’analyse et d’investigation très constructives. Cependant, regrette un interlocuteur : « les responsables de La Gazette DGI ne devraient pas nous priver des informations de qualité ».
En effet, depuis quelques semaines, les internautes devront soumettre leur abonnement via Paypal pour pouvoir lire en intégralité des articles publiés par La Gazette DGI. Notons au passage qu’aucun quotidien local n’a pour le moment adopté cette formule. Il faut cependant reconnaître que la qualité a toujours un prix. C’est certainement dans cet esprit que les responsables de La Gazette ont pris cette initiative.
Ces dernières semaines, les responsables de La Gazette DGI chercheraient-ils tous les moyens pour essayer de couvrir le coût d’exploitation ? La Gazette est à l’heure actuelle vendue à 600 ariary sur le marché local, sous prétexte que la qualité des papiers ait été améliorée. Mais au fil des jours, La Gazette a retrouvé son look d’avant, malgré les efforts de restructuration modifiés à maintes reprises au niveau du contenu.
Les responsables de la rédaction auraient du mal à jauger dans la pagination les écrits en malgache et ceux en français. Force est cependant de reconnaître que La Gazette de la Grande île reste aux yeux des lecteurs le seul journal d’investigation de qualité à Madagascar.
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
Primeur | 21 Mars, 2007 09:22
Appui aux urgences
ECHO de nouveau au chevet des sinistrés de Madagascar
L’Union Européenne vient de confirmer son appui à quelques semaines de l’appel d’urgence à la solidarité internationale lancé par le Gouvernement malgache.
Suite aux efforts de négociations menés par le Chef de la Délégation de l’Union Européenne et de l’Ambassadeur de l’UE (l’actuel ambassadeur d’Allemagne), ainsi que quelques membres du Gouvernement et des organismes partenaires, Bruxelles a consenti une enveloppe de 1,5 millions d’euros, via son Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne (ECHO). Le déblocage de ce fonds a dit-on été surtout motivé par le passage récent du cyclone Indlala, ayant ravagé toute la partie Nord de Madagascar.
Cette enveloppe devrait permettre à Madagascar de subvenir aux besoins alimentaires et sanitaires des centaines de milliers de sinistrés recensés dans tout le pays et sera confiée aux organismes partenaires traditionnels, dont le Programme Alimentaire Mondial, l’UNICEF et l’ONG allemande AAA.
Rappelons que ECHO a en 2005 déjà octroyé une aide d’urgence estimée à 500 000 euros destinée aux personnes victimes de la malnutrition dans la partie de Vangaindrano.
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
Primeur | 21 Mars, 2007 08:30
Economie
EBDM : retour en force de l’équipe de l’ancien GUIDE
A presque trois semaines du lancement officiel de l’Economic Development Board of Madagascar, l’équipe de Prega Ramsany peine à démarrer la machine. Cette institution a en effet du mal à constituer son équipe et s’est vu contraint au cours de ces dernières semaines, pour la partie administrative, d’attribuer les postes à l’ancien personnel du Guichet Unique des Investissements pour le Développement des Entreprises. Le siège de cette nouvelle institution étant celui de l’ancien GUIDE.
Effectivement, seul le poste de Directeur de la Communication et des Relations Publiques a pour le moment fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt via les médias. Le délai de soumission des candidatures a été fixé au 13 avril 2007 prochain. Pour l’instant, seule une vingtaine de dossiers est parvenue aux responsables, le profil requis étant celui d’un homme à la limite de la perfection.
L’oiseau rare, avec le consentement du Président de la République bien sûr, devrait avoir une expérience internationale de 5 à 10 ans dans le service marketing d’un grand groupe international. Cet individu aura pour mission de développer une stratégie Marketing et de Communication afin de donner une image internationale forte pour Madagascar. A cet effet, il aura l’obligation de mettre en place et d’assurer le suivi des actions de promotion et de relations publiques pour faire connaître Madagascar comme lieu propice aux investissements.
Une tâche très difficile, puisque la réalité est tout autre sur le terrain, du fait de l’insuffisance des infrastructures, de l’énergie et des ressources humaines qualifiées. Comment pourrait-on prétendre faire la publicité de Madagascar alors que la réalité ne le permet pas ?
En marge de ces problèmes d’ordre structurel, on retiendra également les conflits d’intérêt qui continuent d’osciller autour de l’implantation d’une nouvelle firme étrangère au pays. On se souviendra encore du projet du groupe français Accor pour la mise en place d’une grande chaîne hôtelière à Madagascar. Ce dossier a été gelé sous les bureaux de nos hauts responsables. On pourra également citer l’exemple de la mise en place du site de Tsarakofafa à Toamasina, boudé par les investisseurs, alors que tout a été présenté sur un plateau d’argent.
Rappelons que l’EDBM, sous la houlette de Prega Ramsany, est subdivisé en trois départements : Facilitations et projets ; Promotion et Communication ; Administration et Finance. L’EDBM s’est fixé pour objectifs d’accroître l’investissement direct étranger, de renforcer les entreprises locales, de renforcer la compétitivité commerciale internationale, de développer intensivement le secteur minier, le tourisme et la diplomatie.
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
Primeur | 21 Mars, 2007 07:35
Actualités
Bourses du Fonds Dag Hammarskjöld pour les journalistes : appel aux professionnels des médias malgaches
Destiné aux journalistes professionnels de la radio, de la télévision et de la presse écrite, ce programme de bourse octroyé annuellement par les Nations Unies viserait à offrir l’opportunité aux gens des médias de participer aux affaires internationales. 10 semaines durant, les quatre journalistes bénéficiaires – sur les quatre continents - auront à couvrir les affaires internationales lors du débat général de la 62ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies en septembre 2007. Le délai de soumission de la candidature a été fixé au 17 avril 2007. Pour la 46ème année consécutive, ce programme a permis à 170 journalistes de plus de 80 pays de participer aux assemblées générales de l’ONU. Les professionnels des médias malgaches sont appelés à concourir.
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
Pour plus d’informations, veuillez visiter le site : http://www.unjournalismfellowship.org
Primeur | 21 Mars, 2007 06:37
Faits de société
Génération sacrifiée : le Gouvernement tourne le dos à plus de la moitié de la population malgache
MAP, rien que le MAP. On ne jure plus que par le MAP. Comment peut-on se vanter de disposer de cette feuille de route à la limite de la perfection – et dont, faut-il le rappeler, le contenu a été en grande partie dicté par les bailleurs de fonds -- alors qu'une large partie de la population croule à l'heure actuelle sous les affres de la pauvreté ? Loin de nous de vouloir critiquer à tort le gouvernement actuel mais la situation dans laquelle ce dernier nous a placé nous incite involontairement à pousser un cri de colère à leur endroit. Tous, sans exception… Notamment à ce gouvernement « malgache » qui a oublié plus de 58% de la population « malgache ».
Loin des débats actuels sur la constitution ou encore sur les affreuses plaies laissées par les inondations et les cyclones, nous, la jeunesse malgache, avons le mauvais pressentiment d'être laissée dans l'expectative. Aucun département ministériel n'est plus en ce moment en charge de la jeunesse, alors que nous doutons fort de l'efficacité des interventions sporadiques des autres ministères (éducation, santé et planning familial, etc.). Faudra-t-il le préciser que la jeunesse ne se réduit pas ni à la Santé reproductive des adolescents, ni à la promotion des activités sportives, ni à la lutte contre le Vih/sida, ni à la formation professionnelle ? Qui, encore faut-il, sont en grande partie financés par les bailleurs et les Nations Unies ?
On ne peut justifier cet abandon de la jeunesse malgache par les échecs successifs des précédents ministères, et le fait qu'un footballeur ait relayé un basketteur ne résout en rien les difficultés, auxquelles nous devons quotidiennement faire face. Nous savons que vous êtes trop occupé à assurer le succès des jeux des îles, l'unique et seule mission qu'on vous a confiée ! On a tendance à croire qu' – avec ce regard tourné en permanence vers l'extérieur -- le pays veut à tout prix asseoir une image positive sur le terrain international, mais qui n'est malheureusement qu'apparente.
On a beau associé la jeunesse à l'élaboration de la politique nationale, adoptée en 2004 (loi 2004 – 028), à certains forums et ateliers qui nous sont exceptionnellement destinés, mais sur le terrain des réalisations, on a du mal à tâter les résultats. La volonté à elle seule ne suffit pas. Les Comités nationaux de la jeunesse, les centres de conseils pour les jeunes… ne font aujourd'hui figure que d'institutions… non fonctionnelles. Gouvernement de Madagascar, on ne peut laisser les jeunes aux dépens des activités menées ici et là par les petites ONG et associations. Osez prendre en main le destin de cette génération future qui obligatoirement doit se conjuguer au présent !
Ne voyaient pas en la jeunesse une problématique, mais plutôt une force qui peut -- plus que vous le croyez -- relever ce pays de son désarroi. Les termes, plutôt juridiques que pratiques – donc moins compréhensibles – inscrites, et dans la Politique Nationale de la Jeunesse, et dans le MAP, ne peuvent rester lettre morte.
Sachez que vous avez en ce moment sous vos bras une jeunesse minée par le désespoir. Nombreux d'entre nous ont déjà dévié du droit chemin que vous nous avez promis : prostitution, violence, drogue, etc. Madagascar compte plus de 4 millions d'adolescents, 9 millions d'enfants,… alors que : environ 800 000 enfants et jeunes d'entre nous ne vivent plus avec nos vrais parents ; seuls 600 000 d'entre nous ont eu droit à l'école secondaire ; seuls 15 000 d'entre nous ont fait un test dépistage ; 63% des décès des jeunes femmes dans la ville d'Antananarivo sont liés à l'avortement ; plus de 1,6 millions d'enfants sont soumis au travail ; plus de 60 000 crimes et délits sont commis chaque année à Madagascar dont pour la plupart par des jeunes, et … on en passe.
Clair de Lune
Courrier Confidentiel
Primeur | 21 Mars, 2007 05:40
Actualités
BNRGC : la place du Secrétaire Exécutif très convoitée, une campagne de dénigrement en vue…
A l’heure où la question des urgences s’affiche à
Selon nos informations, un certain malaise s’est installé au sein de ce bureau depuis la nomination de Jacky Randimbiarison à la tête du CNS. Ce malaise puiserait sa source dans les divergences entre l’ancienne et la nouvelle équipe. L’ancienne équipe étant de l’ancien régime…
Une campagne de dénigrement, via les médias, se trame dans les prochaines semaines. On oserait même avancer que Jacky Randimbiarison, ancien responsable du Fonds d’Intervention pour le Développement, était de mèche avec l’ancien DG du FID Davida Rajaon, actuellement en détention pour détournement de fonds public. Jacky suivrait-il les mêmes voies que ce dernier ? Pour l’instant, on ne le sait… Une telle campagne viserait à nourrir la réticence des donateurs internationaux.
Le succès des actions menées par Jacky Randimbiarison à la tête du BNRGC aiguiserait nombre de jalousies. Jacky Randimbiarison compterait parmi les rares personnalités ayant acquis la confiance des partenaires nationaux et internationaux. Les fonds récoltés au cours de ces dernières semaines, estimés aux environs deux millions de dollars attiseraient bien des esprits malveillants, sans compter des fonds attendus de l’appel d’urgence lancé par le système des Nations Unies le 16 mars 2007, dont la gestion sera évidemment confiée au BNGRC.
Face aux situations d’urgence, cet homme a toujours fait montre de ténacité et arrive dans les délais les plus brefs à dresser un état des lieux de la situation. Les questions de la gestion des informations, du suivi-évaluation et de la gestion des stocks d’urgence ont été vite maîtrisées. L’on se souvient en effet du temps où le Ministère de la santé avait du mal à gérer les informations sur les cas de chikungunya à Madagascar…
A l’instant où le Gouvernement avait estimé les besoins de Madagascar face aux urgences à 242 millions de dollars, qui ne serait pas tenté de gérer une telle somme ? Pour le moment, Jacky Randimbiarison peut encore rentrer tranquillement chez lui à la périphérie Est de la ville d’Antananarivo, sans que des bâtons lui soient mis dans les roues…
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
(Suite)Primeur | 20 Mars, 2007 15:48
Audiovisuel
Contre-offensive de la RTA pour défier Mahaleo Zandriny de MBS TV
Face à l’expansion progressive de la station Malagasy Broadcasting System (MBS TV), la branche audio-visuelle de l’actuel Président de la République, avec le succès incontestable de l’émission nouvellement postée sur le petit écran des Tananariviens, « Mahaleo Zandriny », la station Radio Télévision Analamanga, la concurrente directe, ressent à l’heure actuelle le besoin de lancer une contre-offensive, au risque de perdre une bonne partie de son audience, mais aussi et surtout de ses annonceurs.
Une première tentative ratée…
En effet, au cours de ces dernières semaines, la station RTA, malgré l’offensive commerciale menée par son équipe, a été malencontreusement privé de certains de ces contrats traditionnels et subitement abandonné par ses partenaires. Certaines de ses émissions ont du obligatoirement être relookées en raison de ces résiliations de contrat. La compagnie STAR vient en effet de lâcher l’émission « Hit Parade » de Lily et Christian, et a préféré jouer ses cartes communicationnelles avec d’autres supports audiovisuels.
Ne pouvant contracter avec la station MBS, cette compagnie a choisi la station TV PLUS pour la relance de la marque THB. THB Light a en effet été un fiasco sur le marché, bien que l’objectif final soit d’assurer la visibilité des THB traditionnels sur le marché local. L’événement Fiest’Ampefy est l’occasion idéale pour cet annonceur de relancer ses marques et d’assurer le succès de la commercialisation du tout nouveau « THB Fresh », destiné à nos chères jeunes filles…
Sous l’égide de Patrick Cottrelle (PDG), Eric Dozi, le responsable de la production et son équipe a lancé une première tentative avec la rediffusion la semaine dernière de l’émission PAZZAPA pour regagner la confiance de son audimat, mais en vain… La diffusion en direct de l’émission KIDAONA MARAINA est à l’heure actuelle à sa phase d’expérimentation. Les retombées au niveau de la Publicité se fait attendre…
La suspension des « informations » (journal TV) dans la grille de programmation a en partie été à l’origine de cette décadence de la RTA. L’équipe du journal, conduit Guilot Ramilison, a préféré déguerpir les lieux et s’adjuge à l’heure actuelle de nouveaux contrats avec d’autres stations et organismes, internationaux notamment. La nouvelle agence de communication montée par ce dernier – après son tout premier contrat avec la Télévision Nationale Malagasy -- commence en effet à s’imposer dans le milieu de la communication à Madagascar.
« L’Interview » de nouveau sur les rails…
La décision de remettre sur les rails l’émission « L’Interview » a suscité l’espoir des téléspectateurs, mais malheureusement, malgré les partenariats tissés avec L’Express de Madagascar, la nouvelle figure de l’émission n’interpelle pas pour autant l’opinion. L’émission s’est malheureusement trop orientée vers l’économie, et donc réservée à l’intelligentsia. Et ce, malgré les séances de briefing faits par les animateurs à la veille de la diffusion, dont Grégoire Pourtier de l’Agence France Presse. L’équipe de L’Express de Madagascar dépêché pour animer cette émission est en effet spécialisée dans ce domaine.
De l’autre côté, MBS TV s’active
A l’autre bout de l’écran, l’équipe de la station MBS TV s’active sur tous les fronts. Dirigée voilà maintenant deux ans par Freddy Randriamiadanarivo, ancien directeur commercial et marketing de la société TIKO, la station MBS a enregistré une croissance fulgurante au cours de ces dernières années. L’équipe commerciale (dirigée par Marv’l) et celle de la production ont été renforcée depuis le début de l’année. La production de nouvelles émissions locales est au programme pour cette année 2007, en marge de tout ce qui est émission purement commerciale, telle Mahaleo Zandriny. Constat a en effet été fait que l’émission matinale « Mbola Tsara » est à l’heure actuelle à sa phase de stagnation. Une situation qui pourrait faire douter l’équipe de communication de la société CELTEL, sponsor officiel de l’émission.
Dernièrement, l’on a appris que la station MBS vient de contracter avec JUMP TV pour assurer la diffusion sur internet de ses émissions en vue d’étendre sa couverture à l’international. Un autre contrat vient en effet d’être signé avec l’équipe de Sobika.com pour la diaspora française.
Sikajy Andrianina
Courrier Confidentiel
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